Notre TPE, les maladies nosocomiales.

TPE

LES MALADIES NOSOCOMIALES


Quelles mesures prendre face aux infections nosocomiales ?

introduction:l'histoire de l'asepsie

I)Les maladies nosocomiales, généralités:

1) Définition de la maladie

2) L'épidémiologie

3) Un problème médiatique et économique



II) Les infections nosocomiales

1) Les différents germes en cause

2) Les modes de transmission

3) Les différents types d'infections



III) La lutte contre les infections nosocomiales

1) La résistance aux antibiotiques

2) La prévention

3) Les comités de lutte contre les infections nosocomiales
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# Posté le samedi 02 février 2008 12:08

Modifié le dimanche 10 février 2008 11:39

Histoire de l'asepsie

L'asepsie, la meilleure invention médicale de tous les temps ?

Les infections liées à la réalisation d'un geste dans un but médical ont toujours existé. Le terme "nosocomiale" a été utilisé pour la première fois au 19ème siècle. Même s'ils pensent impossible d'éradiquer totalement les maladies nosocomiales, les scientifiques affirment pouvoir réduire le nombre de celles-ci et surtout leur gravité en appliquant de nombreuses mesures d'hygiène appelées asepsie.
Avant que l'asepsie ne s'impose dans les hôpitaux, vers la fin du XIXe siècle, ces lieux, loin d'être hospitaliers, étaient des mouroirs. Les femmes pauvres condamnées à y accoucher mouraient d'une infection, les fièvres puerpérales, dans des proportions qui pouvaient atteindre 40%. Quand le docteur Semmelweis, eut l'idée d'obliger les médecins qui faisaient les accouchements à se laver les mains avant l'intervention, il obtint des résultats comparables à ceux d'aujourd'hui mais il fut néanmoins en but à l'hostilité de l'ensemble du corps médical européen.
Quand Florence Nightingale a voulu introduire des règles d'hygiène dans l'hôpital militaire anglais de Scutari, près de Constantinople, pendant la guerre de Crimée en 1854, elle s'est elle aussi heurtée à l'hostilité des médecins militaires responsables de l'hôpital. C'est en utilisant une invention récente, le télégraphe, qu'elle a pu, en mobilisant l'opinion publique anglaise, avoir gain de cause et sauver ainsi des milliers de vie. On peut dire qu'elle a fondé ainsi le premier hôpital moderne. Tout cela se passait avant que les découvertes de Pasteur sur les microbes ne soient rendues publiques. Par la suite, l'anglais Joseph Lister, révolutionnera la chirurgie en imposant l'asepsie, l'antisepsie plus précisément dans les salles d'opération.

Ce sont les antibiotiques et, d'une manière générale l'accent mis, dans les médias notamment, sur les traitements médicaux sophistiqués, qui ont eu pour effet de reléguer l'asepsie au second plan. À quoi bon prendre la peine d'éviter de transmettre des microbes quand on peut tous les tuer ensuite par une dose d'antibiotique?
Mais que faire quand une bactérie prolifère dans un organisme affaibli par les antibiotiques eux-mêmes et du fait des conditions de vie à l'hôpital. Ce scénario était prévisible et il a été maintes fois prévu. Il a donc fallu revenir à l'asepsie, dont la prescription ne rapporte rien à personne...et au yaourt, un autre remède peu coûteux.
Il a aussi fallu poser de nouveau quelques questions gênantes. L'asepsie nous ramène au principe de base : d'abord ne pas nuire. Elle nous rappelle en outre que c'est la nature qui se guérit elle-même quand on évite de lui nuire ou quand on l'aide par des interventions appropriées.

Quand le manquement aux règles de l'asepsie produit une crise majeure, les médias redécouvrent cette menace; en temps normal toutefois, ils accroissent leur cote d'écoute en faisant état de découvertes sensationnelles qui ont toutes, pour effet de faire croire à la population et aux médecins eux-mêmes que c'est la médecine qui est le principe de la guérison et non la cause. Dans un tel climat, toutes les mesures préventives, dont les effets ne se traduiront jamais que par de froides statistiques, passent au second plan par rapport à tout traitement de haute et coûteuse technologie que l'on peut associer à quelques guérisons qui frappent l'imagination. La bonne santé consécutive à la prévention ne frappera jamais l'imagination.
Alors l'asepsie, meilleure invention de la médecine de tous les temps ?
...En tout cas la plus efficiente.[/
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# Posté le samedi 09 février 2008 16:49

Modifié le dimanche 10 février 2008 15:50

I Maladies nosocomiales, généralités

I Maladies nosocomiales, généralités
1) Définition de la maladie nosocomiale

Le terme nosocomial vient du grec nosos, maladie et de komein soigner.
Selon le comité des ministres du conseil de l'Europe qui redéfini avec précision le terme de maladie nosocomiale le 25 octobre 1984:" on appelle infection nosocomiale ou infection hospitalière toute maladie contractée à l'hôpital, due à des micro-organismes cliniquement et/ou microbiologiquement reconnaissables qui affectent :
soit le malade, du fait de son admission à l'hôpital ou des soins qu'il a reçu en tant que patient hospitalisé ou en traitement ambulatoire,
soit le personnel hospitalier du fait de son activité,
que les symptômes de la maladie apparaissent ou non pendant que l'intéressé se trouve à l'hôpital ".

De façon plus général, une infection est dite nosocomiale si elle était absente à l'admission à l'hôpital. Ce critère est applicable à toute infection (angine, grippe .). Lorsque la situation précise à l'admission n'est pas connue, un délai d'au moins 48h après l'admission est communément acceptée pour distinguer une infection d'acquisition communautaire d'une infection nosocomiale.
Pour les infections de site opératoire, on considère comme nosocomiale les infections survenant dans les 30 jours suivant l'intervention chirurgicale ou s'il y a mise en place d'un matériel prothétique ou d'un implant dans l'année qui suit l'intervention.


Définir les infections nosocomiales n'est pas toujours simple. De nombreux critères cliniques et biologiques peuvent être utilisés pour le diagnostic et pour la décision thérapeutique. Dans le cadre de la surveillance épidémiologique, les critères de définition répondent à une logique un peu différente car ils doivent :
• être simples et facilement utilisables par des personnels ayant des niveaux de formation différents,
• être les plus objectifs possibles, et de ce fait, reproductibles lorsqu'ils sont utilisés par des observateurs différents,
• avoir une validité suffisante pour pouvoir classer correctement les patients, c'est-à-dire être à la fois suffisamment sensibles pour permettre la détection de la majorité des infections et suffisamment spécifiques pour ne pas en considérer en excès.
Les établissements hospitaliers utilisent donc, pour la surveillance de routine, des définitions standardisées des infections nosocomiales avec des critères correspondant à chacune des localisations anatomiques.Il est cependant possible, dans des situations précises, d'utiliser d'autres critères de définition que ceux mentionnés ci-dessus. Dans ces cas, il est recommandé que ces critères viennent en complément des définitions précitées afin de préserver la comparabilité des résultats obtenus avec les données de la littérature internationale. L'utilisation de critères plus précis peut se justifier dans le cas où un établissement ou un service souhaite évaluer plus particulièrement un risque infectieux posant des problèmes de diagnostic (infections respiratoires basses par exemple).
Les définitions de base suivantes constituent un outil de travail permettant de caractériser les infections nosocomiales les plus fréquentes, qui représentent environ 80 % des infections nosocomiales. Elles peuvent être utiles dans le travail quotidien des personnels impliqués dans la surveillance.


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# Posté le samedi 09 février 2008 16:57

Modifié le dimanche 10 février 2008 16:09

I Maladies nosocomiales, généralités

I Maladies nosocomiales, généralités
2) Epidémiologie

On estime qu'il y a environ 4200 morts par an.

L'enquête de prévalence nationale des infections nosocomiales initiée en 1996 par le Ministère du Travail et des Affaires sociales avait permis de faire une estimation de la fréquence de ces infections dans les établissements d'hospitalisation publics en France. La proportion de patients infectés par une ou plusieurs infections acquises dans l'établissement était de 6,7 % des patients présents à l'hôpital le jour de l'enquête. Le plan quinquennal de lutte contre les infections nosocomiales ayant prévu d'organiser une nouvelle enquête nationale de prévalence dans les cinq années à venir, l'enquête a été renouvelée en 2001.


D'autres programmes de surveillance des infections nosocomiales ont par ailleurs été mis en place par les Centres interrégionaux de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (C.CLIN), en particulier des enquêtes d'incidence.

Cependant, l'enquête de prévalence est un moyen simple de faire le point sur l'importance de ce problème pour de nombreux établissements.

L'intégration des établissements privés dans le dispositif de lutte contre les infections nosocomiales en 1999 a permis de proposer cette enquête à l'ensemble des établissements hospitaliers français. Des am[/size]éliorations ont été introduites afin de disposer d'une information plus précise sur les facteurs de risques d'infection propres aux patients et à leurs traitements.


Les objectifs de cette enquête sont de :


-sensibiliser l'ensemble du personnel hospitalier à la réalité des infections nosocomiales ;
-former les établissements et les structures de soins n'ayant pas l'habitude de ce type de surveillance à la réalisation d'une enquête épidémiologique ;
-mobiliser l'ensemble de l'établissement autour d'un projet de surveillance à l'aide du CLIN et de l'équipe opérationnelle d'hygiène hospitalière ;
-informer les membres du CLIN et l'ensemble du personnel hospitalier du taux de prévalence des infections nosocomiales dans leur établissement ;
-estimer le poids (prévalence) des infections nosocomiales à l'hôpital ;
connaître les grandes caractéristiques des infections nosocomiales en 2001 et les comparer à celles décrites lors de l'enquête nationale de 1996 (en tenant compte des modifications du protocole et des établissements participants).


Le taux d'infection varie selon les services hospitaliers. En salle de chirurgie, environ 2,5% des opérations se compliquent en infections du site opératoire et en réanimations, là où les patients sont les plus faibles, le taux de maladies nosocomiales est le plus important, la gravité des patients admis en réanimation va donc conditionner le risque infectieux.

Résultats du sondage.(effectué sur 72 personnes entre le 22/12 et le 29/01)

1) Dans quelle tranche d'âge vous situez-vous ?

- de 15 ans 15- 25 ans 25-60ans +de 60 ans
11 personnes 26 personnes 22 personnes 13 personnes

g]2) Travaillez- vous ou avez- vous déjà travaillé dans le domaine de la santé ?


Oui Non
4 personnes 68 personnes


3) Avez-vous déjà entendu parler des maladies nosocomiales ?

Oui Non
Personnes ne travaillant pas dans le domaine de la santé
27 % des – de 15 ans 57 % des 15- 25 ans 81% des 25-60 ans 69% des + de 60 ans


4) Si oui, pourriez-vous précisément expliquer ce terme ?

Oui Non
Personnes ne travaillant pas dans le domaine de la santé
18% des – de 15 ans 38 % des 15-25ans
50 %des 25- 60 ans 53 % des + de 60 ans

Sachant que ce sont des infections attrapées en milieu hospitalier,

5) Selon vous, combien d'infections nosocomiales sont contractées chaque année en France en proportion des hospitalisations ?


29 % - de 0,2 % / 50% - de 1% / 17% entre 5 et 6% / 4% environ 10%

6) Redoutez-vous de subir une opération ?

Oui Non
72% 28%

7) Si oui, est-ce par peur d'attraper une infection lors de cette opération ?

Oui 71% Non 29%


8) Avez-vous déjà subi une opération ?

Oui 69% Non 31%

-Si oui, qu'avez-vous pensé des mesures d'hygiène ?

Vous n'avez pas fait attention. 40%
Le personnel d'hôpital n'y porte que très peu d'importance. 10%
De nombreuses mesures sont prises, c'est ce qu'il faut. 48%
De trop nombreuses mesures sont prises, c'est inutile. 2%

) 9) Dans un cas plus général, pensez-vous que suffisamment de mesures d'hygiène soient prises ?

Oui 23% Non 77%

10) connaissez-vous des personnes atteintes d'une maladie nosocomiale ?

Oui 2% Non 98%


11) Vous estimez-vous suffisamment informés?

Oui 33% Non 67%
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# Posté le samedi 09 février 2008 18:10

Modifié le dimanche 10 février 2008 16:22

I Maladies nosocomiales, généralités

I Maladies nosocomiales, généralités

3_) les conséquences économiques et judiciaires

« Au lieu de s'ingénier à tuer les microbes dans la plaie, ne serait-il pas plus raisonnable de ne pas en introduire?» Cette citation du chimiste et physicien Louis Pasteur illustre bien l'enjeu de la lutte contre les infections nosocomiales (IN).

La peur des français

Les chiffres font froid dans le dos. Tous les ans, 750 000 personnes - 1 patient sur 20 - sont victimes d'une infection nosocomiale soit une prévalence de 6,87%. Il est à noter que 79% des sondés estimaient ces chiffres inférieurs à 1%. L'infection nosocomiale est souvent bénigne. Elle peut être mortelle: 4000 malades n'y survivent pas.
Les Français en ont peur. Selon notre sondage (cf page de résultats), 71% d'entre eux placent les risques d'infection, en cas d'hospitalisation, en tête de leurs préoccupations. En outre,63% des sondés estiment être mal informés. Pourtant, les progrès réalisés sont énormes. Entre 1996 et 2001, le nombre de patients infectés a chuté de 13% dans les centres hospitaliers universitaires (CHU) et de 24% dans les centres hospitaliers généraux. Entre 2001 et 2006, date de la dernière enquête, les IN ont encore reculé, mais plus lentement: - 4%. Une diminution qui atteint tout de même 38% pour le redoutable staphylocoque doré.
Le ministère de la Santé rend publiques, depuis 2006, les performances des établissements de santé dans leur combat contre les IN. Ce classement est établi sur la base de questionnaires remplis - volontairement - par les hôpitaux. Il reflète non pas les résultats obtenus, mais les moyens engagés. Son intérêt est double: fournir au public de précieuses informations... et inciter les établissements à enclencher la vitesse supérieure. Et ça marche, estime le Pr Christian Brun-Buisson, chef du service de réanimation du CHU Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne): «A peine 1% des hôpitaux n'ont pas répondu au questionnaire cette année. De plus, la mise en place de ces indicateurs les a fait très sensiblement progresser. Rares sont ceux qui ont encore de vrais problèmes.»
Tous les professionnels de santé ne partagent pas cet optimisme. «En traitant des patients de plus en plus fragiles, donc plus exposés aux infections, on augmente la prise de risques. Mais 30% des cas de maladies nosocomiales pourraient quand même être évités», évalue le Dr Pierre Parneix, responsable du Centre de coordination de lutte contre les IN (Cclin) de la région sud-ouest.

- un surcoût financier

Les infections nosocomiales entraînent un surcoût financier important, essentiellement dû à un allongement de la durée d'hospitalisation (quatre jours en moyenne), au traitement anti-infectieux et aux examens de laboratoire nécessaires au diagnostic et à la surveillance de l'infection. On estime ainsi que la survenance d'une infection allonge le séjour en chirurgie orthopédique de près de deux semaines et augmente les coûts de prise en charge du patient de 300 %.
Les différentes études disponibles font état d'une échelle de coûts très large, allant de 340 euros en moyenne pour une infection urinaire à 40.000 euros pour une bactériémie sévère en réanimation. Les estimations varient donc sensiblement en fonction du site anatomique de l'infection, de la nature du germe, de la pathologie prise en charge mais aussi du service d'hospitalisation.
En appliquant une fourchette de surcoût moyen de 3.500 à 8.000 euros par infection aux 750.000 infections nosocomiales annuelles, on atteint un montant de dépenses de 2,4 à 6 milliards d'euros. Ainsi, une diminution de 10 % du nombre d'infections conduirait à une économie de 240 à 600 millions d'euros, soit jusqu'à six fois plus que l'effort de prévention consenti par les établissements hospitaliers, qui s'établit à une centaine de millions d'euros. Ce rapide calcul montre combien le coût de la non-qualité est supérieur à celui de la prévention.

Des demandes de réparation plus fréquentes

Un régime de responsabilité spécifique
Le calcul du coût des infections nosocomiales doit également, et de plus en plus, prendre en compte celui de l'indemnisation du dommage. Depuis la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, les victimes d'infections nosocomiales postérieures au 5 septembre 2001 bénéficient, en effet, d'un régime d'indemnisation plus favorable que celui applicable à la réparation des autres accidents médicaux.
Ainsi, la responsabilité de l'établissement de santé est automatique, sauf à ce qu'il prouve lui-même que l'infection est due à une cause étrangère (patient ou tiers porteur d'un germe infectieux par exemple) et il revient à l'assureur de l'établissement de prendre en charge la réparation.
Toutefois, face à la menace des assureurs d'une augmentation importante de leurs tarifs, la loi du 30 décembre 2002 relative à la responsabilité civile médicale a complété ce dispositif et confié à la solidarité nationale, via l'office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam), la prise en charge de l'ensemble des infections, que l'établissement en soit ou non responsable, qui ont entraîné le décès du patient ou un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) au moins égal à 25 %. L'Oniam peut cependant se retourner ensuite contre l'assureur de l'établissement, s'il estime que la faute est manifeste.
En cas d'infection grave ouvrant droit à réparation au titre de la solidarité nationale, il est également possible, pour la victime, de demander un règlement à l'amiable du préjudice auprès d'une commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI).
Un système d'indemnisation favorable bien qu'encore perfectible
Ce système pose toutefois deux difficultés :
- il n'est pas applicable aux infections acquises en médecine de ville, pour lesquelles il revient au patient d'apporter la preuve de la faute du professionnel de santé ;
- les infections graves survenues entre le 5 septembre 2001 et le 1er janvier 2003 relèvent d'un régime juridique incertain. L'interrogation demeure en effet sur leur prise en charge, par les assureurs ou par la solidarité nationale, en l'absence de rétroactivité claire de la loi du 30 décembre 2002 et du fait de la jurisprudence contradictoire sur ce point.
Il n'en demeure pas moins, malgré ces deux lacunes, que l'indemnisation des victimes d'infections nosocomiales a fait l'objet d'une attention particulière des pouvoirs publics. Le nombre croissant de dossiers indemnisés par l'Oniam - dix-neuf en 2004, quarante-huit en 2005 - en témoigne, même s'il ne représente encore qu'une part très faible du nombre de décès enregistrés. Il s'agit essentiellement de contentieux liés à un acte chirurgical, notamment en chirurgie orthopédique.
Pour la part des réparations revenant aux assureurs, l'augmentation du nombre de victimes prises en charge est également réelle puisque les déclarations de dommages ont triplé entre 2002 et 2004. Les infections nosocomiales représentent désormais environ 17 % du coût des sinistres. Cette augmentation des coûts a conduit les assureurs à réformer leur politique de prime : plus élevées, elles sont aussi désormais souvent corrélées à l'effort entrepris par l'établissement de santé en matière de prévention.
L'amélioration progressive de l'indemnisation des victimes d'infections nosocomiales et l'obligation d'informer le patient sur les causes et les circonstances du dommage ont permis de faire connaître au grand public le système de réparation mis en place en 2002. Ainsi, l'enquête menée par l'Ipsos à la demande de l'Opeps sur la perception des infections nosocomiales auprès des professionnels de santé et de la population dans son ensemble indique que plus de 60 % des personnes interrogées seraient aujourd'hui prêtes à réclamer la réparation du préjudice subi si elles étaient confrontées à cette situation.
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# Posté le samedi 09 février 2008 18:12

Modifié le dimanche 10 février 2008 16:31